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  • Photo du rédacteurLe cercle D.E.litt

Souper mortel aux étuves

Autrice/Michèle Barrière/Lu pour vous par O'No et Marie Lalu


L'avis de O'No

Ce livre est présenté comme un roman noir, historique et gastronomique. Je n’ai pas trouvé dans ce récit beaucoup de noir ou alors il est bien light.

Certes, d’entrée, nous sommes témoins d’un meurtre sanglant dans les étuves de la rue Tirechappe, tenues par une certaine Isabelle maquerelle dont la cupidité n’a d’égale que son avidité. On ne tarde pas à connaître le coupable qui a été vite démasqué, le suspense ne viendra donc pas ce côté là mais plutôt d’une intrigue sentimentale et romanesque entre deux jeunes gens que tout semble opposer.

Pour les autres qualificatifs historiques et gastronomiques nous sommes comblés. A savoir que l’action se déroule en période moyenâgeuse, les personnages tels que le roi Charles VI le fou, Louis d’Orléans, la reine Isabeau et d’autres encore viennent accréditer le récit, de même que le descriptif minutieux et précis de la vie à Paris. En décor des rues et ruelles aux noms imagés ou évocateurs ( Rue du Chat qui pêche, Rue Mauconseil…), encombrées d’immondices, de charrois, de mendiants, de petites gens, où les puissants ne s’aventurent que sous bonne escorte de peur de se faire sauvagement trucider.

Pour ce qui est du bien-manger, l’autrice est une spécialiste de la gastronomie historique. Ainsi nous assistons à des joutes culinaires, entre Constance novice en cuisine, et Guillaume qui officie dans les cuisines royales. Nos papilles et notre curiosité gustative sont ainsi mises en alerte, mets, épices, herbes nous invitent à la mise en œuvre des nombreuses recettes proposées en fin d’ouvrage.

Nous apprenons de ce récit maintes façons de cuisiner, de faire ripaille, de se méfier des étuves, des ribaudes comme des mœurs de ceux qui les fréquentent, des vrais et des faux moines, des pratiques de la médecine, des fêtes et des excès royaux. Nous faisons une halte à Bruges, ville ô combien emblématique du commerce des draps de laine. Beaucoup d’argent est ainsi brassé engendrant des trafics en tout genre, comme celui de la fausse monnaie. L’intrigue entre les jeunes gens supplante l’intrigue policière, elle est parfois un peu simpliste mais le récit est mené à son terme et, par tout ce qu’il apporte sur cette époque il garde tout son intérêt.


L'avis de Marie Lalu

C'est un livre que j'ai partagé lors d'un rencontre de DElitt, pour son originalité à mes yeux, à savoir la place faite à la gastronomie du Moyen-Age.

Je ne l'aurais pas classé en tant que policier mais plutôt comme un roman historique. Et à ce titre il est foisonnant d'informations !

Je rejoins complètement l'avis donné par O'No et je n'ai pas grand chose à ajouter ... sauf qu'en l’achetant je m'attendais en effet à une intrigue plus noire. Si j'ai été déçue de ce point de vue, les aventures de Constance et Guillaume dans leurs cuisines, à travers les rues de Paris et de Bruges, m'ont embarquée. Le fonds historique est très enrichissant. Et quand on a l’âme cuisinière, quel régal d'être plongée dans les casseroles, les effluves épicées et les ragoûts du Moyen-Age !

La petite histoire de ce livre, c'est aussi la librairie dans laquelle je l'ai choisi : la librairie Barbe Bleue à Salers. Si vous passez par ce magnifique village, un des plus beaux de France, offrez-vous une halte dans cette petit librairie tellement accueillante et dynamique.





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