Bien-Aimée

Autrice/Aurélie Tramier/Lu pour vous par Lennie
Sur le bandeau de couverture on nous précise « une histoire d’amour, de musique et de Guerre ».
Dans ce roman d’Aurélie Tramer, je dirais qu’il y a plusieurs histoires d’amour !
Nous sommes de suite saisis par l’histoire de Hans W. et d’Elisa avec la petite Gretta. Une histoire entre Elisa et un frère de son mari.
Une histoire d’amour, de passion qui nous tiendra en haleine jusqu’à la fin du roman. Histoire très complexe, dans des circonstances tragiques au sein du camp des Milles. Hans W., musicien, y est interné car il est réfugié allemand après avoir refusé de jouer devant le Fuhrer Hitler. Elisa est veuve d’Andreas, frère de Hans, décédé des suites de ses blessures de guerre lors de la bataille du Hartmannswillerkopf (1915-Vosges). L’histoire est folle entre les deux personnages.
Une autre histoire d’amour se joue entre Esther, Tristan, Joseph et Aimée. Cette histoire d’amour démarre à cause d’une montre de marque Omega que Joseph offre à sa fille Esther et qui est gravée Hans W. avec une gravure d’une femme et d’un enfant.
De là, nous alternons les deux histoires, les folles recherches que lancent Esther et Tristan afin de remonter petit à petit l’histoire de cette montre et l’histoire de Gretta, de sa mère et de ce fameux Hans W, hautboïste réputé de l’avant-guerre et de l’après-guerre.
Ce roman nous imprègne parfaitement de l’ambiance du camp des Milles, poussière, chaleur, four, briques. Oui un camp tragique situé dans les Bouches du Rhône, une ancienne briqueterie qui a eu trois périodes noires lors de la seconde guerre mondiale.
Lors de la première (1939-1940), l’État français y internait les ressortissants allemands de crainte d’éventuels espions infiltrés. Pendant la seconde période de 1940 à 1942, le gouvernement de Vichy y a interné les indésirables, et au cours de la troisième période, qui fut la plus courte mais la plus tragique, le camp des Milles a été transformé en un camp de déportation des juifs (aout 1942 – septembre 1942).
Le ping-pong entre les deux histoires vous prend aux tripes et vous bouleversera. Il ne vous laissera pas insensible et vous marquera.
Ce roman fait également la part belle aux personnes et associations qui ont fait leur possible pour sauver des internés.
J’ai eu la chance de visiter ce camp, de visiter le mémorial de Shoah à Paris et le musée de la bataille de Hartmannswillerkopf, le fait de connaître ces lieux de mémoire vous plonge encore plus loin dans cette histoire belle et tragique à la fois et je ne peux que vous encourager à les visiter.




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