Compte-rendu de la rencontre livres du 27 décembre
- Le cercle D.E.litt

- il y a 11 minutes
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Alors que l'an passé, entre les fêtes, la rencontre avait connu une affluence record, beaucoup de participantes se sont excusées (repas de famille, immersion dans une bibliothèque de la région, garde d'enfants petits, fatigue intestinale...). Mais la rencontre fut chaleureuse et heureusement car le chauffage était en panne dans la salle.
Nos deux plus jeunes lectrices étaient présentes avec la satisfaction de profiter des vacances pour participer.
La première, lycéenne, aux lectures obligées, nous immerge chaque fois dans des lectures connues mais oubliées !
Cette fois, ce fut Eugénie Grandet qui nous replongea dans un morceau de Comédie Humaine de Balzac.
Au milieu de descriptions abondantes et parfois fastidieuses, on suit l'histoire de cette jeune femme vivant sous la domination d'un père d'une avarice extrême, avec une mère très effacée et étouffant même son affection pour sa fille par peur. Dans une société où seul le mariage est l'avenir des femmes, Eugénie ne manque pas de prétendants mais elle est lucide et comprend qu'ils veulent sa dot, car le père est très riche. Or, un cousin frivole arrive de Paris et débarque dans cette atmosphère pesante aux repas lugubres. Il est beau, charmant mais son père est ruiné...
C'est un livre triste mais prenant et Eugénie ne sera jamais heureuse malgré l'immense fortune dont elle a hérité. Mais elle s'en servira pour aider les autres.
Malgré tout ce roman a été lu sans peine et a bien intéressé la lectrice.
Ceci n'est pas un fait divers de Philippe Besson. Ce livre avait déjà été chroniqué et apprécié par diverses lectrices mais moins aimé par celle qui en a parlé ce samedi.
Capitulum d'Amélie Louis. Cette autrice était présente au salon du livre d'Avignonet et a eu beaucoup de succès tant elle raconte ses romans souvent historiques avec passion.
Ce titre est le nom d'une secte dont les membres semblent être les descendants des Capitouls Toulousains. Nous allons suivre l'histoire et le périple de Léa, jeune toulousaine qui semble épiée par un clochard retrouvé mort. Un étrange commandant enquête mollement mais Léa aidée d'un jeune journaliste va s'enfuir, passer de Toulouse à Narbonne puis à Gruissan, remonter toujours avec le journaliste, vers Montréal...
La géographie du rood movie est très juste et prenante, écrite dans un style recherché et poétique (la description de la tempête au début est un excellent exercice de style) mais notre lectrice aurait aimé des personnages avec un peu plus d'épaisseur. La fin est totalement inattendue certes, mais tirée par les cheveux et très peu crédible à son goût.
Souper avec le diable d'Amélie Louis.
Justement une lectrice avait amené un autre roman, historique celui-là, de cette même autrice.
C'est l'histoire un peu romancée, d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, mariée à 13 ans à Pierre de Beaujeu (37 ans). La jeune fille est très amoureuse de Louis d'Orléans qui se jettera dans la luxure, l'extravagance...
Roman facile à lire au style agréable, poétique qui dépeint justement les mœurs de cette époque très dure.
Broadway limited de Malika Ferdjouck.
Un garçon français prénommé Jocelyn, va à New-York mais en raison de son prénom, prononcé différemment aux Etats-Unis, il est envoyé dans une pension pour filles. La logeuse finit par l'accepter et le loge au sous-sol.
Mais ce sont les histoires de filles que ce garçon va côtoyer qui vont être développées.
Le roman est passionnant et il compte quatre tomes.
Cette jeune lectrice avait également pensé parler d'une saga de Anne-Laure Bondoux qui l'avait émue et passionnée Nous traverserons des orages. Mais elle a renoncé car résumer lui paraissait difficile.
Serment d'automne de Françoise Bourdin. Cet autrice a le secret pour animer ses personnages qui prennent vie en peu de mots et les histoires familiales sont impossibles à lâcher. Ici, un architecte d'une quarantaine d'années, Guillaume, doit quitter son cabinet parisien pour se rendre en Bourgogne où son jumeau atteint d'un grave cancer a besoin de lui. Le fils que Guillaume a eu très jeune, piégé par une fille instable dont il a divorcé, déteste son père et veut le faire payer...
L'histoire est passionnante, on s'attache aux personnages et on espère une bonne fin pour tous.
La mort en blanc de Ragnar Jonasson. Premier volume de la Trilogie Blanche de cet écrivain islandais dont la réputation est mondiale.
En 1983, dans un sanatorium d'Akureyri, au nord de l'Islande, une infirmière est assassinée et peu après un médecin est retrouvé mort en bas d'un toit d'où il aurait sauté. Enquête close : le coupable, c'est lui.
En 2012, un jeune criminologue Helgi va se replonger dans cette affaire non résolue en fait. En parallèle à l'enquête qu'il mène, c'est la vie de ce jeune homme pourvu d'une compagne toxique, qui est passionnante. Le polar se termine par un cliffhanger saisissant qui va amener le lecteur à se jeter sur le tome 2.
La vallée des égarés de Céline Servat.
Excellent polar dans la région du Comminges. Les personnages sont bien campés et on entre très vite dans l'histoire.
Le héros est un comptable, Marco Minelli, jeune homme étriqué, timide mais il arrête le feu. Il est appelé en montagne pour soigner un brûlé qu'il trouve mort et c'est l'engrenage.
Les flics, très attachants mènent une enquête bien maîtrisée, le suspense est vraiment prenant. C'est une réussite !
La réunion se termina par un goûter toujours très abondant amené par Marie-Lalu et la tisane brûlante dans des tasses de porcelaine fine fut bien appréciée.
Mais le froid se faisait sentir et on ne s'attarda guère en conversations à bâtons rompus...
Prochaine rencontre le 25 ou le 31 janvier.





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