• Le cercle D.E.litt

L’enclave

Auteur / Nicolas Druart

lu pour vous par Soleil noir


Les libraires sont souvent de bon conseil pour faire de belles découvertes…. Sauf ce coup-ci !

Je connaissais déjà Nicolas Druart avec « Nuit Blanche » pour l’avoir emporté dans mon sac à dos lors d’une semaine de randonnée sur les chemins de St Jacques (désolée de l’information personnelle, mais cela a son importance) . J’avais trouvé cela sympa, pas extraordinaire mais le livre avait fait son job de me divertir (les pieds en éventail et en récupération) en me donnant envie de le retrouver tous les soirs pour connaître la suite de cette nuit apocalyptique dans un hôpital.

Donc là, forcément, lorsque mon libraire me dit « c’est génial, il faut le lire », je saute le pas….

La 4ème de couverture est alléchante :

Sur l’Enclave, tout a été dit : qu’elle serait une zone blanche perdue dans la vallée du Lot, qu’on y vivrait en parfaite autonomie, qu’une créature y régnerait sans partage… Tout a été dit, mais on préfère se taire. C’est ce à quoi le jeune adjudant-chef Stanislas Sullivan est confronté. À l’inverse de ses collègues de la gendarmerie de Buzac, il n’est pas un enfant du pays. Aussi, quand une de ses affaires, tombée au cœur de l’été, se révèle être un cas de disparitions de pèlerins reliées à l’Enclave, il va devoir ignorer les mises en garde et faire quelques entorses à la procédure.

Alors voilà, maintenant que dire si ce n’est une grosse déception et surtout un beau gâchis, car il y a des idées très intéressantes dans cette histoire : des disparitions inquiétantes, une enquête compliqué, des légendes,.un récit à deux temps, bref une intrigue qui peut tenir la route.. Et puis à côté de cela, il y a tout le reste. Une écriture inégale, très moyenne, familière, vulgaire avec des redondances lourdes et sans intérêt (on s’en fiche de savoir quatrefois dans le livre l’hésitation du nom du futur bébé). Des erreurs grossières sur l’évocation du chemin de Compostelle. M. Druart, lorsque vous êtes sur le GR65 au niveau de Conques, il vous reste environ 1630 km avant d’arriver à St Jacques ...difficilement faisable en une semaine. Alors certes, une broutille pour ceux qui ne connaissent pas, mais rédhibitoire pour les autres.

Pas d’attache non plus pour les personnages, des longueurs dans les descriptions, des préjugés sur l’image des gens de l’Aveyron, un prologue qui donne à comprendre trop vite qui est la victime, une fin bâclée .. trop de choses dérangeantes qui m’ont empêché d’avoir un avis positif sur ce livre.

C’est dommage...et ma seule réjouissance c’est d’avoir traversé « l’enclave » sur les chemins de l’Aveyron ...mais sans encombre ni frayeur.





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