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  • Photo du rédacteurLe cercle D.E.litt

Pour une insurrection des sens

Auteur/ Jean-Philippe Pierron/Lu pour vous par Clothilde


Et si nous vivions une huitième extinction, celle de nos sens, celle de notre rapport au sensible et cette extinction aurait pour conséquence notre insensibilité au naufrage du vivant, au changement climatique, au cataclysme des insectes et des oiseaux qui disparaissent.

Les arts alors auraient une vocation : nous aider à retrouver ce lien avec nos sens et donc à nous rendre à nouveau sensibles, au sens philosophique du terme.

Voilà bien une approche passionnante portée par une écriture simple, humaine, à portée de tous.

Cet ouvrage aborde tous les arts : les jardins, la cuisine, l’art de « cabaner », la danse, la musique et bien évidemment la littérature. Chacun a sa pierre à apporter à notre « re-connexion » à la nature. Que ce mot est laid tant il a pu être galvaudé par des marchands de bien-être.

"Ma thèse se tient là. La crise écologique envisagée comme une crise de la sensibilité appelle une réponse en termes de cultures sensibles". Nous aurions développé "un rapport anesthésié à la nature par une civilisation hantée par la maîtrise, le contrôle et la gouvernance par des chiffres et des indicateurs ". Comment le nier ? L’auteur nous invite à retrouver le lien avec les choses de l’ordinaire, du minuscule, du " juste à côté ". Repenser notre rapport au monde par une recrudescence de la simplicité, loin de l’omniprésence de "l’image fabriquée de vie guidée par la consommation".

Le lecteur sort de ce livre galvanisé, prêt à se jeter sur les livres, les saisons culturelles dans tous les lieux de culture, prêt à échanger autour d’un bon repas. Voltaire ne fait-il pas dire à Candide "il faut cultiver notre jardin", ce lieu de culture, de toutes les cultures où l’homme retrouve, préserve et enrichit la nature. Chiche.




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