• Le cercle D.E.litt

Tout sur Armelle Carbonel

lu par Soleil Noir

L’automne en Occitanie..., son été indien, ses arbres mordorés et ses festivals de littératures policières. Après Lisle sur Noir, et un Aller -Retour dans le Noir riches en auteurs de qualité, c’est avec Toulouse Polar du Sud que j’ai fait la plus belle découverte de l’année : La rencontre physique et littéraire avec Armelle Carbonel.

En dépit de ses 3 ouvrages sortis il y a quelques années, la publication de son dernier livre « L’Empereur Blanc » a été l’occasion pour moi d’appréhender son univers.

J’avais lu quelques retours de blogueurs concernant cette autrice dont un qui m’avait particulièrement interpellée :

« En deux heures de repas, j’ai eu la chance de connaître une femme extraordinaire, gentille, intelligente, cultivée et douce. En 2 jours de lecture, j’ai rencontré une auteur machiavélique, sadique, tortionnaire mais qui jamais ne tombe dans le piège du sanguinolent facile. J’ai eu la chance de lire une auteur qui pouvait me surprendre par la qualité de sa langue et la richesse de son style ».

Tout était résumé en effet. Armelle Carbonel maîtrise parfaitement le thriller grâce à une atmosphère particulièrement sombre et pesante menée par une écriture magistrale, subtile, qui frôle la perfection poétique sous forme de métaphores aussi riches qu’originales.

Et là j’en appelle à tous ceux qui classent la littérature policière comme un sous-genre, partez à la rencontre de ses textes car l’écriture d’Armelle est bien au dessus de certains auteurs de littérature blanche.

Une écriture forte qui arrive à rendre belle la violence ancrée dans ses histoires. Le huis-clos est omniprésent, la folie humaine également, tout comme la personnification des lieux et cette majestueuse et terrifiante forêt, jamais loin pour englober , tel un couvercle, des personnages attachants aux parcours complexes.

Alors sans plus attendre je vous laisse découvrir dans le magistral« Criminal Loft » comment de lourds criminels peuvent trouver une issue au couloir de la mort en jouant dans un jeu télévisé.

Avec l’étonnant « Majestic murder » vous réfléchirez à deux fois avant d’intégrer une troupe de théâtre. La noirceur étouffante de Sinestra vous conduira dans les confins de la maltraitance, de la haine et de la violence. Quant à son dernier ouvrage « L’empereur blanc », il vous perdra dans la folie des hommes et la machination.

La seule constante de ces 4 ouvrages, étant des histoires à huis-clos dans des livres malgré tout différents aussi bien sur le fond que sur la forme.

Il est fort possible que les polars écrits par des femmes soient parfois plus durs que ceux écrits par des hommes, mais dans tous les cas, ceux d’Armelle Carbonel offrent des instants de lectures remarquables et envoûtants.




71 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout