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  • Photo du rédacteurLe cercle D.E.litt

Compte-rendu de la rencontre livres du 1er juin 2024

Voici donc une douzaine d'amoureuses des livres qui se sont retrouvées avec grand plaisir en cette dernière rencontre du printemps.

Bien entendu, l'échauffement se fit avec les papotages divers et en particulier des histoires de chiens, de chats et leurs bêtises dans la maison qui instaurèrent une ambiance joyeuse.

Rendre certains livres, discuter dessus, citer quelques nouveautés de la bibliothèque prit quelques minutes et la présentation des nouveaux ouvrages démarra.

 

 La vie heureuse roman de David Foenkinos avait été apporté sans concertation par deux contributrices qui donnèrent leur point de vue très positif sur ce roman prenant.

Un jeune homme Eric s'ennuie dans son métier à Décathlon. Justement Amélie, une ancienne camarade de lycée le contacte pour constituer une équipe. Il accepte et part avec elle pour une mission en Corée. Or, là, il disparaît puis revient tout changé.Le thème de ce livre est le désir de trouver une nouvelle vie. C'est aussi une reconstruction.

A suivi bien sûr, l'évocation de livres de cet auteur profondément humain, plein de tendresse comme la Délicatesse, le mystère Henri Pick mais parfois plus caustique dans par  exemple: Deux sœurs.

 

  Chaleur humaine de Serge Joncour nous replonge dans la période étrange du Covid ,  oubliée assez rapidement mais sidérante quand on y repense..

    Une famille se retrouve dans le Lot à la campagne chez le fils qui a repris l'exploitation familiale. Les trois sœurs sont des citadines qui reviennent alors qu'ils étaient fâchés. La description de la nature, des sentiments y est très fine.

  Sur Délitt, une chronique de ce livre par Marie Lalu est déjà parue et il semble que ce soit la suite de Nature humaine avec Alexandre le héros très attachant.

 

  On m'appelle Demon Copperhead de Barbara Kingslover. Roman très dense, plein de verve racontant dans un style inimitable, plein de vie, de gouaille, l'histoire de Demon Copperhead, et ses tribulations de sa naissance à sa sortie du gouffre des familles d'accueil, genre esclavagistes, des services sociaux et de la drogue venue avec les médecins véreux qui prescrivent à tout va des médicaments qui ne soignent rien mais rendent addictifs. Un magnifique roman, sur les travers de la société américaine, pavé de 600 pages certes mais qui se lit sans peine et bouleverse vraiment. Le livre suit la trame assumée de David Copperfield avec beaucoup de références à Dickens et donne envie de se replonger dans cette œuvre.

 

  Les Gouttes de Dieu, manga à la gloire de l’œnologie, écrit par Tadashi Agi et dessiné par Shû Okimoto. Il existe 44 tomes qui racontent avec des dessins stylisés mais beaux l'histoire de deux jeunes gens mis en compétition pour l'héritage d'une collection de vins rares se montant à plusieurs millions. L'un est le fils de l'œnologue réputé et l'autre son meilleur élève. Ils doivent reconnaître à l'aveugle douze vins, les douze apôtres et le dernier bien mystérieux les Gouttes de Dieu.

  L'idée est passionnante mais l'histoire, au rythme bien entendu de quatre vignettes par pages, n'avance vraiment pas vite et même les amateurs de vins ont dû avoir du mal à arriver au 44ème tome (remarque d'une novice des mangas).

  Or une enthousiasmante série franco japonaise a adapté ce scénario et l'intérêt ne faiblit pas sur les huit épisodes. Déjà le fils est remplacé par une fille, les épreuves sont variées, les paysages divers, les acteurs plutôt sublimes et l'histoire beaucoup moins mystique, pleine de finesse avec cependant de nombreux flash-back, ne peut que séduire.

 

Va où ton cœur te porte  de Suzanna Tamarro, très joli roman déjà évoqué à une rencontre où une vieille dame solitaire écrit à sa petite fille et lui raconte sa vie.

 

Retours de taxi genre nouvelles sur les courses effectuées par la sympathique Line Séverac, chauffeur de taxi.  Cet ouvrage a été plusieurs fois évoqués dans notre groupe mais chaque fois, une autre vision apparaît: cette fois, c'est l'histoire d'une femme que Line conduit à des séances de radiothérapie. Et avec qui elle noue une relation particulière...

 

Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami, recueil de deux nouvelles franchement très sympas de cet écrivain japonais si vivant : deux jeunes gens pris de faim, décident d'attaquer une boulangerie et même de trucider le boulanger mais celui-ci leur propose un étrange marché. S'ils écoutent du Wagner avec lui, ils mangeront tout le pain qu'ils voudront... Dans la 2ème nouvelle, plus tard, l'un des deux fraîchement marié éprouve à nouveau cette terrible faim.

Les amoureux de Murakami y retrouveront cet étrange univers, un peu onirique qui est si plaisant.

 

Vendanges amères  de Muriel Carchon bien connue des Avignonétains écrit là une sorte de polar où une famille de vignerons se déchire dans le Roussillon à Banyuls.

 La jeune propriétaire est morte. Avec l'enquête beaucoup de secrets de famille sont révélés. Ce livre est facile, prenant et a été très apprécié.

 

Le ciel ouvert de Nicolas Mathieu aux très belles illustrations.

En fait ce livre est une sélection de posts sur Instagram écrits à une femme idéalisée dont il était amoureux. Mais la deuxième partie où il parle de sa vie est plus attachante, certains passages sont très émouvants. C'est la vie de tous les jours qui est contée et on se retrouve dans ces textes qui nous parlent... Une phrase semble courir sur les récits : Accroche-toi, ne cache rien de ta joie.

 

Alabama 1963 de Ludovic Manchette et Christian Nimiec à la très belle couverture. Des petites filles noires disparaissent et un détective va enquêter. Des femmes de ménages entrent en scène et on ne peut que penser à La couleur des sentiments puisqu'on retrouve ce racisme, cette ségrégation très importante aux Etats -Unis dans ces années soixante.

 

Depuis toujours, nous aimons les dimanches de Lydie Salvayre. Essai abordable et réjouissant avec un éloge de la paresse qui permet de penser, de réfléchir. C'est un art avec une part de philosophie. C'est une sorte de manifeste contre le travail et le fait que justement la paresse est mal vue.

On peut être outrés ou rire mais toujours on est amusés.

 

Il ne fait jamais noir en ville de Marie-Sabine Roger. Dix nouvelles mettant en scène des gens ordinaires et leur quotidien à la campagne, en ville et dans diverses régions. Déjà raconté avec le poussin sur couverture mais trouvé par la nouvelle lectrice beaucoup moins doux...

 

Et l'on est passé à la vie de Delitt avec trois nouvelles contributrices pour le blog: Chrysalide, Elfie et Coline...

Solaneko va faire partie du jury pour le prix Wepler (Prix littéraire de la Fondation La poste.) Elle salive déjà à la pensée des multitudes de livres (120 en tout) qui vont arriver dans sa boîte à lettres au cours de l'année.

Nous l'avons félicitée et la conversation s'est naturellement portée sur l'achat de livres en particulier d'occasion avec des commentaires sur des sites de ventes comme la Bourse aux livres pas toujours fiable quant à la qualité physique des ouvrages proposés ou Momox, plus digne de confiance.

 De là, les librairies de ventes d'occasion ont été évoquées mais une superbe tarte aux pommes et amandes a changé le cours des discussions …

 

La prochaine réunion devrait avoir lieu le vendredi 29 juin et la nostalgie des délocalisations au temps du Covid fait qu'une rencontre à la minoterie de Gardouch où une amoureuse des livres pourrait nous accueillir serait vraiment un plaisir.




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