Compte-rendu de la rencontre livres du 28 février
- Le cercle D.E.litt

- il y a 5 heures
- 4 min de lecture
Cette fois, la rencontre a eu lieu salle du Vert Automne, la salle des expositions étant occupée.
Les lectrices présentes ont bénéficié des nouvelles du futur salon du livre par Marie-Lalu et Solaneko. Apparemment, il s'annonce fort bien avec des écrivains de qualité et des sponsors au rendez-vous.
Certes, moins de livres seront résumés dans ce compte-rendu car plusieurs lectrices se sont régalées avec des romans déjà évoqués et n'avaient pas lu de nouveautés par rapport à nos chroniques.
Mais tout le monde fut intéressé, discuta avec satisfaction et écouta attentivement les nouvelles présentations.
Une employée modèle de Jean-Christophe Texier.
Sylvie est une employée de mairie modèle mais elle voit sa vie basculer quand son frère, criblé de dettes, lui demande de l'aide. Elle va organiser sa fuite et entrer ainsi dans une spirale infernale en contournant la loi pour d'autres personnes. Ce roman est classé thriller mais c'est un suspense psychologique extrêmement prenant sur l'identité, les deuils, les zones d'ombre d'êtres humains... Il est très bien écrit, fluide, agréable.
Le bel obscur de Caroline Lamarche. Le roman de cette autrice faisait partie de la dernière sélection du Goncourt 2025 qu'elle n'a pas eu au profit de La Maison vide de Mauvignier.
C'est un roman étrange, qui paraît assez autobiographique. La narratrice décide de découvrir pourquoi Edmund,un grand oncle, a été banni des archives de la famille par ses propres parents. A partir d'une photo présentée en bandeau, elle va chercher des indices, des faits, lui permettant d'écrire sa vie. Ce faisant, elle va s'interroger sur la sienne depuis son mariage et la naissance de ses deux filles.
En effet, son mari s'est révélé être homosexuel, l'assume mais veut rester avec elle et elle aussi. C'est un roman complexe, parfois lassant mais émouvant et qui traite de l'homosexualité autrefois et même aujourd'hui encore.
Comme l'oranger amer de Milena Palmintero. Cette autrice sicilienne a écrit là un roman passionnant mais il faut vraiment être attentif dans les premières pages. Une multitude de personnages présentés par leur nom ou prénom ou même surnom sont difficiles à suivre, les expressions en dialecte traduites une seule fois n'aident pas. Puis tout se met en place et l'intrigue est finalement simple au début : une mère retorse et avide réussit à marier sa fille Nardina à un noble du village mais ils n'ont pas d'enfant, or, une jeune paysanne, Sabedda est mise enceinte par un jeune aristocrate arrogant et prétentieux qui va l'ignorer.
Échange de bébé grâce à un mafieux. La suite est vraiment intéressante avec des rebondissements en montrant dans la Sicile des années 1920, la montée du fascisme de Mussolini et la lutte pour l'existence de trois figures féminines lumineuses : Nardina, Sabedda et le bébé, Carlotta, devenu une jeune fille indépendante des années 1960 qui va se pencher sur son passé.
Les brumes du Mercantour de Jean Siccardi.
Un roman agréable à lire de ce maître du terroir. Une famille est propriétaire d'une auberge et les deux fils sont élevés à la dure ; ils sont envoyés sur les hauteurs pour apprendre le dur métier de berger. Un jour, conscients d'être exploités, ils se révoltent, s'enfuient et sont recueillis par un contrebandier. Ils commettent des méfaits puis des délits plus graves et doivent s’enfuir au Mexique. C'est prenant !
La prof de Freida McFadden.
A nouveau, un roman de cette autrice prolifique dont il reste des livres à traduire. Notre cercle a déjà bien évoqué la femme de ménage et autres Psy ou boyfriend.
Ici, Eve est une prof de math rigoureuse, mariée à Nath, prof d'anglais qui a ouvert un club de poésie. Une ado est élève des deux, délaissée mais pourtant pas harcelée. Elle semble avoir un passé avec un prof qu'elle a dénoncé.
La composition de ce récit est particulière : la première partie est une romance adolescente, longue, lente puis le climat devient sombre avec des rebondissements. La deuxième partie comporte toujours des rebondissements mais la fin est soudaine, le dénouement bâclé.
Certes, on trouve de bons passages et c'est le genre de livre à proposer aux jeunes lecteurs qui peuvent adorer malgré les parties disproportionnées et les ficelles parfois un peu grossières.
Les silences de Pietrasecca d'Alexandre Bertin.
Déjà présenté le 31 janvier, mais la nouvelle lectrice a adoré ce roman dont l'auteur, cerise sur le gâteau, a accepté de venir au salon du livre de novembre.
Kiffe kiffe demain de Faïza Guène.
Si la présentatrice de ce roman un peu ancien a choisi de le présenter, c'est parce qu'on entend beaucoup parler de Kiffe kiffe hier sorti récemment.
Elle a beaucoup aimé l'histoire de cette ado d'origine marocaine qui vit dans une banlieue de Paris et dont le père est reparti au Maroc, abandonnant sa femme et sa fille. Leur vie difficile dans la cité est racontée avec un humour très fin.
Ce sont des chroniques très plaisantes et agréables montrant les difficultés de la jeune fille devant voir une psy, des éducateurs... On rencontre un jeune homme, pas net du tout mais qui aide... Il semble que dans cette société troublée par la misère, la drogue, on montrait plus d'humanité que maintenant.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee. Toujours d'actualité, cette merveille classique montrant le racisme avec des yeux d'enfant est un régal à relire ou à découvrir.
Dans les années soixante, en Alabama, un noir est accusé d'avoir tué une blanche et un avocat se charge de le défendre. Sa petite fille va voir avec ses yeux d'enfant, le racisme, la ségrégation, la mauvaise foi et ce livre porte un message de bienveillance, de justice, de tolérance.
Il n'a pas pris une ride !
Après la critique de ces ouvrages, le goûter composé cette fois de rochers cocos, tendres et délicieux ainsi que de croquants de Cordes présentés par deux cuisinières qui ne s'étaient pas concertées ont fait le bonheur des gourmandes.
La prochaine rencontre, le samedi 28 mars, ne pourra pas se faire dans la salle des expos, proche de la bibliothèque, donc la salle du Vert Automne lui ouvrira ses portes à nouveau.




Commentaires