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  • Photo du rédacteurLe cercle D.E.litt

Compte-rendu de la rencontre livres du 29 juin 2024

Un  important orage prévu par la météo obligea la dizaine de lectrices à se replier dans leur salle habituelle. En effet, la rencontre devait se faire à la minoterie de Gardouch  mais dehors ...

Certes, seule une douce pluie tomba sur Avignonet mais il paraît que dans les collines, des trombes d'eau se sont abattues.

Donc, bien à l'abri dans la salle près de la bibliothèque, on rechercha des idées de délocalisations pour la rentrée dans les cafés ou les bibliothèques du Lauragais.

Comme d'habitude, certains livres furent rendus mais peu, la bibliothèque  ayant acquis de nombreux titres et les intéressés pouvant ainsi les emprunter à loisir d'autant que cette bibli ouvre juste à la fin de la réunion.

Solaneko évoqua ensuite sa participation au choix du prix Wepler, le prix littéraire de la fondation La Poste et les 107 livres reçus et à lire...

Les livres  furent sortis et la présentation commença.

 

L'affaire Sainte-Marthe de Michel Ferries, premier roman d'un copain d'une lectrice. Ce peintre de Revel a écrit là un polar traitant du trafic d’œuvres d'art. Une autre lectrice s'est engagée à le lire...

 

Les Parias de Arnaldur Indridason, cinquième volume de la pentalogie sur Konrad, policier plutôt ambigu. On assiste là à la résolution de plusieurs enquêtes  restées en souffrance dans les volumes précédents. Problème: il est affirmé que ce volume peut se lire sans se préoccuper des premiers mais c'est très fastidieux de retenir tous les noms islandais et même si  des péripéties anciennes sont à nouveau relatées, il sera plus intéressant d'avoir lu les tomes précédents . L'un d'eux Les fantômes de Reykjavik a d'ailleurs été chroniqué sur le blog Delitt par Rose-Lire.

 

Un mariage contre nature de Motoya Yukiko, Court roman délicat à la Murakami où l'on bascule dans un monde légèrement fantastique avec ce couple sans amour ni affection qui tombe dans l'ennui et  la bizarrerie. Une histoire loufoque avec un chat incontinent, des galets à la forme de visages et  bien sûr l'ascension vers la montagne qui sauve et où l'on ira essayer d'abandonner le chat.

 Un prix Akutagawa Goncourt japonais a couronné ce roman étrange.


La persévérance du jardinier de Marie-Hélène Ferrarri. Une nouvelle aventure du commissaire Pierucci. Mais ce n'est pas vraiment un polar tant il est poétique. Un médecin à la retraite s'occupe de son jardin et rencontre un jeune garçon avec qui il sympathise et l'on trouve des réflexions sur la vie familiale. Le livre est très humain c'est un délice de se plonger sur la culture, les plantes méditerranéennes avec quelques bribes sur la Corse. Il donne un avant-goût des vacances ou les prolonge...

 

Adikou de Raphaëlle Red. Dans ce premier roman, Adikou est le prénom d'une métisse en quête d'identité. Elle est franco togolaise issue d'un père noir et d'une mère française, sa couleur de peau ni blanche, ni noire la préoccupe.

Pour essayer de trouver des réponses, elle part en voyage au Togo avec son ami.

Cependant le style est touffu : on se perd dans les méandres de la pensée de la jeune fille, il faut parfois relire des phrases pour voir où la narratrice veut en venir. Mais ce livre fait voyager et l'héroïne trouvera des réponses.

 

Les voleurs d'innocence de Saraï Walker. Six sœurs aux doux prénoms de fleurs vivent dans une grande bâtisse victorienne qu’elles appellent le gâteau de mariage. Elles sont riches car leur père a fait fortune par la vente d'armes. Malheureusement une malédiction pèse sur elles : elles meurent dès qu'elle se marient. Iris est la seule rescapée et raconte cette histoire captivante. Sa mère ne voulait pas non plus se marier car une autre malédiction pesait sur les femmes de sa famille : elles mourraient en couche.

Iris est donc bien décidée à faire capoter le mariage de sa sœur aînée...

C’est ainsi que le conte de fées devient vite très cruel au fil des pages. Le livre est très intéressant et addictif.

 

Le Manuscrit de Port-Ebène de Dominique Bona. Dans cette fiction, une jeune femme va se marier à Saint-Domingue, Haïti. Elle découvre l'esclavage, veut comprendre la société mais la rébellion arrive et elle prend parti pour les révoltés puis elle laisse le manuscrit où elle raconte sa vie et ses secrets. Il sera découvert par un éditeur en 2ème partie.

Ce roman est envoûtant, magique, il a d'ailleurs eu le Prix Renaudot en 1998.

 

Pétition pour des villageois que l'on empêche de danser. Il s'agit d'un véritable pamphlet datant de 1822 au moment de la restauration.

Paul-Louis Courier furieux du retour du roi Louis-Philippe, conteste vivement. Pour cela, il va en découdre avec un jeune curé qui avait cherché à interdire la danse le dimanche sous prétexte d'irrespect de la religion. Un autre curé plus humain lui pense tout autrement et permet la distraction. On voit bien le rôle social de la danse qu'il faut interdire.

En effet, danser équivaut à se rencontrer, à échanger, à penser et réfléchir donc c'est une pétition pour la liberté.

C'est vraiment le pamphlet dans sa vraie forme qu'à eu entre les mains O, No avec ses 20 feuillets d'illustrations et 20 feuillets de texte. Très original et intéressant.

 

Une évidence de Agnès Martin-Lugan. Roman sensible où une mère célibataire au métier passionnant vit en autarcie avec son fils à qui elle n'a pas tout raconté sur sa naissance. Mais voilà qu'elle retrouve le père de l'enfant à St-Malo...Va-t-elle le présenter à son fils ?

 

Notre dévouée pâtissière Marie Lalu sortit ensuite de son cabas assiettes de porcelaine fine décorées de fruits, le gâteau à l'orange de Jean-François Piège et un délicieux quatre-quarts à la pistache qui amenèrent la conversation sur diverses recettes et quelques petits problèmes amusants comme des cornes de licornes cramées ou autres soucis en raison d'un four neuf...

La discussion se poursuivit sur les restaurants du coin qui déménagent, ne sont plus aussi bons, etc...

 

Et date fut prise pour la prochaine rencontre qui en raison des vacances, aura lieu le samedi 28 septembre. Que de bouquins passionnants pourront être lus d'ici là !


 

 

 

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