• Le cercle D.E.litt

Des diables et des saints

Auteur / Jean-Baptiste Andrea

lu pour vous par Leserin

Jean-Baptiste Andrea est un auteur-magicien ! En trois romans, il s’est construit une œuvre, un style, des thèmes récurrents qui déjà nous permettent de le reconnaître dès les premières pages : l’amitié, l’enfance, la maltraitance, l’amour, mais chaque fois de manière différente, sans l’impression d’un « copier-coller ». Une musique que l’on reconnaît, comme...la musique de Beethoven ! Justement, Beethoven !!

Joseph, un vieux monsieur fort digne, « gâche » son talent de pianiste en jouant ..du Beethoven, sur des pianos publics, vous savez, ces pianos qu’il est de bon ton de trouver dans les lieux de grand passage : aéroports, gares, grands hôtels. Vous ne l’entendrez jamais en concert. Il joue pour « elle »… « Elle » l’entendra, il « la » reverra….

Cinquante ans plus tôt, nous retrouvons Joseph, adolescent, dans un orphelinat, non, pardon, un pensionnat...religieux au fond d’une vallée pyrénéenne, juste avant l’Espagne, nommé Les Confins. Dans cet orphelinat, pardon, pensionnat religieux, nous retrouvons un groupe d’enfants cabossés par la vie, la maladie..et maltraités tant par l’abbé-directeur, que le personnel. Joseph arrive à survivre grâce à un petit groupe d’enfants, des écorchés vifs : Sinatra, Sousix, Fouine, Edison ,Momo, tous avec un lourd passé et sans avenir. Ils rêvent le soir, en cachette, sur le toit de l’orphelinat, qu’il pleuve ou qu’il neige, en écoutant Sud Radio et la voix magique de Marie-Ange Roig ou en regardant les étoiles filantes.

Pour Joseph, un jour, un petit bout de ciel bleu apparaît en la personne de Rose, la fille du riche et généreux donateur du pensionnat. Rose doit apprendre le piano avec Joseph. Donc, un jour par semaine, il va dans la belle maison de Rose pour lui donner son cours de piano. Bien sûr, c’est la découverte de l’amour…

Et je ne vous ai pas parlé de Rothenberg, le très sévère professeur de piano de Joseph enfant, ni de Michael Collins, ni de la sonate au clair de lune, ni du « boum supersonique » Je vous les laisse découvrir.

Jean-Baptiste possède le talent de nous faire sourire des situations les plus tragiques, quelques pages me resteront en mémoire : le concours de l’histoire la plus triste..

Un beau texte, et une belle leçon d’humanité et d’amour !


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