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La fugue

  • Photo du rédacteur: Le cercle D.E.litt
    Le cercle D.E.litt
  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

Autrice/Aurélie Valognes/Lu pour vous par Coline


Pas d’homme dans ce roman, que des femmes


Inès, la quarantaine bien sonnée, est malheureuse. Ses enfants sont partis,  son mari la rabaisse et la méprise. Prisonnière de cette existence  étouffante, elle décide de fuir cette maison   mais aussi ce monde agité, bruyant et ses obligations futiles.

Elle choisit un endroit reculé, calme presque sauvage dans un coin du Finistère. Elle a acheté une petite maison à retaper sans même la visiter. Difficile de préparer un départ quand on est mal ; fuir c’est partir vite sans s’organiser vraiment ; c’est juste tenter de répondre à ses aspirations les plus urgentes sans mesurer les éventuelles difficultés à venir.


Il va y avoir des moments compliqués : les aléas de la météo, des réparations importantes, et surtout des questionnements  et des coups de blues.

Là, Inès va recommencer sa vie soutenue  par sa mère, atteinte d’un cancer à un stade avancé mais toujours positive et pleine d’entrain.


Au fil des jours, elle va rencontrer celles qui deviendront ses amies : Morgane factrice, Servanne timide bergère écolo, Sacha artiste peintre aussi artisan peintre sa confidente, Alicia ostréicultrice  passionnée de voile et un brin extravagante, et Nina créatrice de savons et toujours élégante. Ces femmes aux profils très différents ont toutes ces points communs d’avoir eu un passé difficile. Mais leur  courage, leur volonté, et leur esprit d’entreprise leur ont permis de prendre le contrôle de leur existence.

Mais aussi et pas la moindre, Anna qui n’est plus de ce monde, l’ancienne propriétaire de la maison. Il y a encore tous les meubles, la vaisselle mais surtout la grande bibliothèque d’Anna dont les livres sont presque tous écrits par des femmes et qui aideront aussi Inès à se retrouver.


Le roman est construit sur les quatre saisons d’une année plus un printemps, ce dernier pouvant, si l’on peut dire, être l’aboutissement de cette quête de liberté, d’authenticité, d’indépendance.


C’est une ode à l’optimisme, au partage, à la solidarité, à l’émancipation féminine, à la reconnaissance, à l’amitié, à toutes ces valeurs qui rendent fort. J’ai beaucoup apprécié ce roman  et tout particulièrement une dédicace sur un livre d’Anna : « à toi qui sait que le meilleur chemin pour aller vers soi passe par les autres ».



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