• Le cercle D.E.litt

Le colibri

auteur / Sandro Veronesi

lu pour vous par Rose-Lire

La citation de Samuel Beckett en exergue de la première page « Je ne peux pas continuer, je vais continuer » est vraiment très adaptée à ce roman plein de malheurs mais de résilience.

Marco est ophtalmo à Rome et s’il a été surnommé le Colibri par sa mère, c’est parce qu’il était vraiment petit en taille mais après une cure d’hormones, il a grandi et s’il a gardé ce surnom, c’est surtout à cause de la capacité de cet oiseau à voler immobile.

Dès le premier chapitre, nous allons connaître par petites touches pratiquement toutes les épreuves désespérantes que Marco a subies dans sa vie.

En effet, ses deuils, ses déboires amoureux, la pathologie étrange de sa fille (un fil imaginaire dans le dos qui la rattache à un mur) sont évoqués dans une conversation téléphonique avec le psychiatre de sa femme. Certes, ce sont des ébauches de tous ces malheurs qui seront développés de façon habile dans le roman.

Marco subit tous ces coups du sort, comprend souvent tardivement les erreurs de jugement qu’il a commises…Le lecteur pense qu’il ne tiendra pas mais il fait ce qu’il pense devoir faire, aller de l’avant, sans jamais se plaindre et finalement se montre un héros ordinaire très attachant.

Toutefois, on ne saurait nier que ce livre est lourd à lire en raison de longues phrases pleines de digressions, utiles ou non. Les lettres (d’amour ?) d’une Louisa qu’il aime ou a aimée, ou a cru aimer, m’ont paru bien secondaires, d’autant que cette personne est plutôt terne.

Les inventaires des meubles ou livres, héritages de la maison des parents, qu’il adresse à son frère paraissent parfois drôles, parfois fastidieux. Peut-être l’auteur veut-il montrer le caractère méticuleux, rigoureux de notre Marco…

Quoi qu’il en soit, la fin du roman est belle, pleine d’espoir pour notre héros qui trouve un sens à sa vie et ça nous fait du bien.



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